Il se dit tout et n’importe quoi sur l’activité physique. Pour que vous puissiez y voir un peu plus clair, je vous aide, ici, à démythifier certains des mythes les plus courants liés à l’entraînement.

Mythe numéro 1 : la musculation fait grossir!

Faux : je ne compte pas le nombre de fois que cette question m’a été posée. Ladies non, non, non et non! D’abord, sachez que bien que la musculation puisse apporter une augmentation de la masse musculaire tant chez la femme que chez l’homme, les différences anatomiques, physiologiques et hormonales, font que le gain musculaire sera nettement moins important chez la femme.

Ensuite, La musculation est au contraire, un élément essentiel de votre programme de remise en forme. Celle-ci joue un rôle important pour le maintien d’un poids santé, tout en renforçant le corps. Elle permet de retarder la perte de masse musculaire liée au vieillissement et améliore tout simplement votre condition physique globale (endurance, puissance et coordination). Sachez que la musculation aide également à lutter contre plusieurs maladies (maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2, l’ostéoporose) dont certains cancers! Le tout c’est de savoir quoi faire et comment le faire afin d’optimiser votre entraînement. Alors qu’attendez-vous pour vous y mettre?

Mythe numéro 2 : si je ne transpire pas, c’est que mon entraînement n’est pas assez intensif.

Faux : qu’on se mette d’accord tout de suite, la transpiration n’est pas le baromètre de l’effort! La transpiration est un mécanisme physiologique – unique à chacun – ayant pour principale fonction de réguler la température du corps. Tout le monde ne transpire pas autant en faisant un même exercice et pourtant cela ne veut pas dire que les uns travaillent plus intensément que les autres. Par ailleurs, j’en profite pour préciser que transpirer ne fait pas maigrir non plus, sinon j’aurais fait du hammam ma deuxième maison. Alors épargnez-vous les 36 couches de vêtements par 28 degrés durant le cours d’aérobic, vous ne perdrez pas plus de calories, en revanche vous risquez de perdre connaissance!

Mythe numéro 3 : je suis enrhumée je ne peux pas aller m’entraîner…

Faux : désolée de vous apprendre que cette excuse classique ne marchera pas avec moi. En effet, autant mon expérience personnelle, que des études scientifiques démontrent que « L’entraînement cardio à intensité moyenne n’empire pas les symptômes du rhume »[1] . Si les symptômes sont légers (écoulement nasal, léger mal de gorge), vous pouvez donc continuer de vous entraîner sans aucun souci. Évidemment, si la maladie persiste ou empire, arrêtez l’entraînement quelques temps et consultez.

Mythe numéro 4 : Le meilleur moment pour s’entraîner, c’est tôt le matin.

Faux : il y a effectivement des arguments scientifiques en faveur de cette théorie. Ceci dit, je préfère vous épargner l’explication détaillée du phénomène qui en définitive n’apporte pas un bénéfice significatif. En fait, le meilleur moment pour vous entraîner, c’est le moment que vous choisirez. Certains sont plus du matin et aiment entamer leur journée avec une séance avant de se rendre au travail pour faire le plein d’énergie, tandis que d’autres optent pour l’entraînement en soirée afin d’évacuer le stress de la journée. Alors à vous de choisir le moment qui convient le mieux à votre horaire sur une base régulière, car c’est plutôt là qu’est la clé du succès.

Mythe numéro 5 : je vais pouvoir maigrir à certains endroits du corps en pratiquant des exercices visant ces régions spécifiques.

Faux : non malheureusement, là aussi c’est un mythe. Pensez-y 30 secondes, vous croyez vraiment qu’en effectuant des exercices visant une région donnée du corps, celui-ci ira puiser exclusivement dans le gras de ladite région? Ce n’est pas réaliste, car lorsqu’un muscle travaille, il puise dans la réserve de graisse globale du corps. Ainsi, les muscles abdominaux n’utilisent pas le gras sous-cutané d’un ventre rond. Il en va de même pour les muscles fessiers et la culotte de cheval.

 

En définitive, gardez en tête qu’il n’y a pas de recette magique. Pour perdre du poids, il faut que l’apport énergétique par l’alimentation soit inférieur à la dépense énergétique par l’exercice physique. Ainsi, il faut soit manger moins (et/ou mieux) soit dépenser plus ou les deux!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[1](Guy Thibault, Entraînement cardio – sports d’endurance et performance, vélo québec Éditions, 2009).

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