Vous avez probablement déjà connu ces situations où par ennui, stress, angoisse ou autres émotions désagréables vous vous êtes précipités vers la cuisine pour grignoter quelque chose (souvent une sucrerie).

Vous avez probablement déjà connu ces situations où par ennui, stress, angoisse ou autres émotions désagréables vous vous êtes précipités vers la cuisine pour grignoter quelque chose (souvent une sucrerie).

C’est d’ailleurs le cas de beaucoup de mes clients, qui me demandent conseil pour mieux gérer ces moments où ils “mangent leur émotions”. J’ai donc jugé pertinents d’y consacrer un article où je vous livre quelques conseils et pistes de réflexion.

Origine de l’alimentation émotionnelle

L’anxiété et le stress favorisent la faim. En effet, lorsque vous êtes stressés, votre organisme sécrète une quantité importante de cortisol ( alias “hormone du stress” ), ce qui peut stimuler votre appétit et vos envies d’aliments gras, salés ou sucrés. 

Cette envie de manger n’est donc pas le résultat d’un réel besoin de s’alimenter. C’est une fausse faim, provoquée par votre cerveau qui vous dit de manger car le cortisol puise dans vos réserves de glucose, de protéines et de graisses pour fournir à votre corps l’énergie dont il a besoin afin de faire face à une situation potentiellement dangereuse.

Quant à la faim physiologique (vraie faim), elle se caractérise par d’autres symptômes, comme un sentiment de creux ou des gargouillements dans l’estomac, ou encore une baisse d’énergie.

Mais alors comment faire lorsque ces situations où nous “mangeons nos émotions”, se multiplient et commencent à constituer un problème? 

Identifiez l’émotion et son origine

La prochaine fois que ça arrive, demandez-vous “pourquoi suis-je si stressé?” puis notez sur les émotions que vous parviendrez à identifier.

Cette technique vous aidera non seulement à rationaliser ces pulsions, à les freiner et ultimement à vous détourner de la nourriture en réalisant que la solution est ailleurs.

Identifiez également les aliments vers lesquels vous avez tendance à vous tourner dans ces situations. Vous verrez qu’il s’agit fort probablement d’aliments transformés, très sucrés ou trop salés. Il faudra mettre en place des stratégies pour tenter de limiter la survenance des pulsions alimentaires et apprendre à mieux les gérer lorsqu’elles surviennent.

Éliminez les aliments “addictifs” de votre portée

Dans les moments de stress (ou autres émotions désagréables),  consommer des  aliments transformés et hypercaloriques ne fait qu’aggraver le problème. En plus d’être mauvais pour la santé, ces grignotages ne constituent que des pansements superficiels et passagers contre le stress. Suivent ensuite culpabilité et angoisse, et vous voilà pris dans un cercle vicieux dont  il vous sera difficile de vous extirper.

Faites donc le plein d’aliments santé, de collations saines et hypocaloriques comme des fruits, des œufs durs, un yogourt grec sans sucre ajouté ou même du pop-corn (si vous ne le trempez pas dans le beurre ou le sel bien sûr).

Adaptez votre cuisine à vos habitudes alimentaires

Par ailleurs, pour éviter “la consommation de stress” garder les aliments moins nutritifs hors de vue est un bon truc pour limiter les craquages.

Par exemple, stockez la crème glacée tout au fond du congélateur, et les aliments globalement riches en calories dans une armoire hors de portée, sur l’étagère la plus haute de votre garde-manger.

Mais le but n’est pas de vous frustrer de façon excessive, ce qui serait contre-productif! Rendez donc les collations saines et faibles en calories accessibles en coupant des fruits et légumes frais et en les conservant dans un récipient en verre à l’avant de votre réfrigérateur par exemple.

Organiser votre cuisine intelligemment vous aidera à intégrer des habitudes alimentaires saines sur le long terme. 

Faites de l’exercice

Pour vous aider à gérer votre stress, l’exercice doit faire partie de votre routine quotidienne.

Si vous êtes du genre réticent vis à vis du sport, commencez par introduire une marche rapide de 30 minutes tous les jours.

Sortir de la maison à pied ou à vélo et respirer de l’air frais ne peut être que bénéfique pour votre physique et votre mental.

Je vous conseille également de faire du yoga ou du tai-chi, qui par leur dimension spirituelle sont deux excellents sports anti-stress.

Conclusion

L’alimentation émotionnelle est une expérience courante et n’est généralement pas associée à la faim physique. Certaines personnes y succombent occasionnellement, tandis que d’autres peuvent constater que cela a un impact sur leur vie et peut même menacer leur santé ou leur bien-être mental.

C’est pourquoi il est essentiel de trouver des moyens sains de gérer les facteurs de stress et d’anxiété quotidiens.

Si ces conseils ne fonctionnent pas, n’hésitez pas à en parler avec votre médecin.

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